Sans tambour

ARRANGEMENTS COLLECTIFS À PARTIR DE LIEDER DE
Robert Schumann
MISE EN SCÈNE
Samuel Achache
DIRECTION MUSICALE
Florent Hubert
musique, théâtre, 22 → 23, création

création

1 Déc.
11 Déc. 2022

DU LUNDI AU VENDREDI À 20H, SAMEDI À 18H, DIMANCHE À 15H30
RELÂCHE LE MARDI
durée : 1h40 - Grande salle Delphine Seyrig

Tout commence par un effondrement : un couple brisé, une maison qui s’écroule et à l’intérieur, un piano qui n’est plus que ruine ! Lorsque l’homme s’apprête à chanter, un petit ensemble de musiciens vient lui prêter main forte pour que la musique puisse encore être entendue. Il faut sortir les instruments des décombres, en inventer de nouveaux à partir des vestiges de cette maison. Comment reconstruit-on à partir d’un désastre ?

Samuel Achache, dont le travail de mise en scène a la musique comme moteur, part de ce scénario catastrophe pour construire une fiction sur nos possibles renaissances. Il s’appuie sur les Liederkreis Op. 39 de Robert Schumann, grande œuvre romantique qui met en musique des textes du poète Joseph von Eichendorff : séparé de l’être aimé ou du pays natal par une frontière infranchissable, le héros doit désormais en retrouver le chemin à travers une géographie réinventée. Forme intime et miniature, le lied est ici porté par plusieurs voix.

Pour être jouée par un piano préparé et un ensemble instrumental, la musique doit se transformer, se recomposer. Ainsi, sur scène, douze acteurs- musiciens virtuoses vont s’employer à inventer de nouveaux chants et de nouvelles histoires, traversant les époques, à partir de ces restes de lieder et de cet espace détruit. Ils seront non seulement interprètes mais aussi constructeurs et accessoiristes de ces lieux !

Si le point de départ est une catastrophe, la déambulation dans le temps et l’espace que propose Sans tambour se fait par fragments, à coups de décalages ludiques, tant dans la musique, sans cesse réinventée, que dans les situations, souvent comiques. Comment faire du neuf avec de l’ancien ? La réponse peut être joyeuse et la musique qui sort des ruines devenir un nouvel élan de construction, libre et fantasque.

« Un chant sommeille en toutes les choses qui poursuivent leur rêve, et l’univers se met à chanter dès que tu trouves le mot magique. »
Joseph von Eichendorff, cité et traduit par Albert Béguin dans L’Âme romantique et le rêve

tmp

Rencontre avec l’équipe artistique

dimanche 4 Déc. 2022

La rencontre sera modérée par Anne-Laure Benharrosh, enseignante et chercheuse en littérature

Générique

TIRÉS DE LIEDERKREIS OP. 39, FRAUENLIEBE UND LEBEN OP. 42, MYRTHEN OP. 25, DICHTERLIEBE OP. 48, LIEDERKREIS OP. 24

DE ET AVEC Gulrim Choï, Lionel Dray, Antonin-Tri Hoang, Florent Hubert, Sébastien Innocenti, Sarah Le Picard, Léo-Antonin Lutinier, Agathe Peyrat, Ève Risser
SCÉNOGRAPHIE Lisa Navarro
LUMIÈRE César Godefroy
COSTUMES Pauline Kieffer
COLLABORATION À LA DRAMATURGIE Sarah Le Picard, Lucile Rose
ASSISTANTE COSTUMES ET ACCESSOIRES Éloïse Simonis
RÉGIE GÉNÉRALE ET PLATEAU Serge Ugolini
RÉGIE PLATEAU Sarah Jacquemot-Fiumani
RÉGIE LUMIÈRE Maël Fabre

Production Centre International de Créations Théâtrales – Théâtre des Bouffes du Nord, Paris ; La Sourde.
Coproduction Théâtre de Lorient – CDN ; Théâtre National de Nice ; Les Théâtres de la Ville de Luxembourg ; Théâtre de Caen ; Le Quartz – scène nationale de Brest ; Festival d’Avignon ; Points communs nouvelle scène nationale Cergy-Pontoise / Val d’Oise ; Festival dei Due Mondi – Spoleto ; Opéra national de Lorraine ; Festival d’Automne à Paris ; Le Parvis – scène nationale Tarbes – Pyrénées ; Théâtre + Cinéma – scène nationale Grand Narbonne ; Le Grand R – scène nationale de La Roche-sur-Yon ; Cercle des partenaires.
Coréalisation Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis ; Festival d’Automne à Paris pour les représentations au Théâtre Gérard Philipe.
Avec le soutien du Centre national de la musique
Avec le soutien
en résidence de création de la vie brève – Théâtre de l’Aquarium et du Centre d’art et de culture de la Ville de Meudon.
Remerciements à l’Opéra national de Lorraine pour la mise à disposition d’éléments de costumes.  

La presse en parle

Entretien avec Samuel Achache – TRANSFUGE

« Comme on l’aime, cet esprit doucement déjanté qui règne sur Sans tambour, le spectacle que présente Samuel Achache. » Fabienne DargeLE MONDE

« Une écriture collective magistrale où rire et émotion se confondent. » Gilles CharlassierLA TERRASSE

« Samuel Achache, artisan de la phrase musicale et théâtrale et orfèvre de leur entremêlement poétique, dévoile, avec Sans tambour, un spectacle d’une grande pudeur sur le désespoir amoureux, dans lequel le romantisme, quitte ses habits de naphtaline pour toucher au cœur. » Victor Inisani:o GAZETTE

« Voilà une exploration musicale et drolatique et formidablement inventive, d’une folle liberté, impossible à résumer, que même le mistral balayant la scène s’est empressé d’apprécier, y ajoutant ses rafales d’applaudissements. » Jean-Luc PorquetLe Canard enchainé  

« Sans
tambour
conjugue toujours avec de bonheur théâtre et musique, rire et poésie, pour accoucher d’une matière aérienne et fragmentée. » Philippe ChevilleyLES ÉCHOS

« Dans
Sans tambour, le comédien, désormais seul à la tête de sa compagnie, balade en musique son chagrin d’amour, de saynètes en numéros de cabaret. » Lucile Commeaux
LIBÉRATION

« Ce spectacle musical nous baladant à travers les registres musicaux travaille avec une liberté stimulante le motif de la fin d’une relation et de la réinvention d’autres. » Caroline Châtelet – SCENEWEB

« Une bande virtuose surfant sur toutes les catastrophes et qui nous emporte. » Emmanuelle BouchezTÉLÉRAMA

« Magique ! », Olivier Frégaville-Gratian d’Amore – L’ŒIL D’OLIVIER

« Avec Sans Tambour, Samuel Achache continue à creuser une veine inclassable à la croisée de l’humour potache, de la beauté du répertoire classique et d’une tendre humanité. Irrésistible. Marie-Valentine Chaudon –  LA CROIX

« Le public du in chavire entre rires et larmes pour Sans tambour de Samuel Achache, pièce déjantée entre théâtre et musique classique, sur un thème vieux comme l’amour : la rupture. » Thierry Fiorile – RADIO FRANCE