LES FEMMES DE LA MAISON

Les Femmes de la maison

TEXTE ET MISE EN SCÈNE
Pauline Sales
théâtre, création, saison 20 → 21, saison 21 → 22

création

11 Mai.
22 Mai. 2022

du lundi au vendredi à 20h, samedi à 18h, le dimanche à 15h30
relâche le mardi
Durée : 2h - salle Roger Blin

3 Avr.
16 Avr. 2021

Des années 1950 à aujourd’hui, trois époques et récits se font écho dans une maison-atelier, changeant au gré du temps et de l’espace. Cette maison, Joris l’a acheté pour la femme qu’il aimait afin qu’elle puisse vivre plus librement de son art, la photographie. Il s’est aussi marié avec elle, au moment même où elle le quittait. Ce premier geste, très éloigné des stéréotypes des années d’après-guerre, va déterminer sa relation future à l’autre sexe. La maison redevenue sienne et qu’il ne se décide pas à vendre, il va la prêter à des artistes femmes qui, pour un instant ou un temps plus long, vont l’investir, la transformer, la transmettre aux suivantes. Une employée de maison est aussi engagée pour veiller autant sur les lieux que sur les locataires. D’années en années, ces femmes se succèdent : Simone qui se débat entre sa vocation de peintre et de mère dans les années 1950, Miriam et Judy, pionnières dans les seventies d’un art féministe américain émancipé, et de nos jours, Paula, Florence et Val toutes trois en résidence d’écriture. Ancrées dans l’air de leur temps, elles esquissent la place de la femme dans la création artistique, entre lutte, émulation, jalousie et sororité. Après les textes vifs et ludiques de Cupidon est malade et de Quand je suis avec toi, il n’y a rien d’autre qui compte, présentés les saisons passées au TGP, Pauline Sales a écrit ici pour trois actrices et un acteur les treize rôles disparates qui créent pourtant un lien organique autour de l’énigmatique et discrète figure masculine. Avec la compagnie À l’Envi, l’autrice et metteuse en scène dépeint les parcours de ces femmes qui dessinent les contours fictionnels des époques traversées, en touches humaines et sensibles, en trajectoires fortes ou plus fragiles, dans une réalité qu’elles affrontent avec puissance et passion.

" Dans la maison, année 1972
Annie - En fait, il n’y a que les femmes pour faire croire à l’homme.
Miriam - C’est vrai ça.
Judy - C’est exactement ça.
Annie - Depuis le début des temps et ça continue jusqu’à maintenant. "
Pauline Sales, Les Femmes de la maison

tmp

Rencontre avec l’équipe artistique

dimanche 15 Mai. 2022

rencontre avec l'équipe artistique à l’issue de la représentation, modérée par Anne-Laure Benharrosh, enseignante et chercheuse en littérature

Générique

AVEC Olivia Chatain, Anne Cressent, Vincent Garanger, Hélène Viviès
SCÉNOGRAPHIE Damien Caille-Perret
LUMIÈRE Laurent Schneegans
SON Fred Bühl
COSTUMES Nathalie Matriciani
COIFFURE, MAQUILLAGE Cécile Kretschmar
Le texte est publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

Production Compagnie À L’Envi ; la Comédie – CDN de Reims ; les Quinconces L’espal, scène nationale du Mans ; Le Théâtre de l’Éphémère, Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines ; la Comédie de Saint-Étienne – CDN.
La compagnie À L’Envi est conventionnée par la DRAC Île-de-France.

La presse en parle

 

« Au TGP, Pauline Sales convoque des figures féminines, des artistes qui, à travers leur créativité, rendent compte de l’évolution de la condition des femmes au cours des soixante-dix dernières années. » Olivier Fregaville-Gratian d’Amore, Transfuge – Mai 2022

« Pauline Sales, dont la pièce Normalito était finaliste 2021 du Grand Prix de Littérature dramatique jeunesse, excelle, par sa justesse de regard, à maintenir un équilibre tendu entre revendications féministes et clichés culturels bien ancrés, où le politique se heurte à une tradition genrée millénaire. » Richard Magaldi-Trichet, Le Petit Rhapsode (théâtre et littérature) – Octobre 2021

« De manière sensible et fictionnelle, Pauline Sales explore, à travers un regard porté sur la condition des femmes artistes, seules ou en collectif, féministes ou pas, le rapport au patriarcat, la sororité et ses rivalités, les questions de classe et d’origine, le lien entre intime et politique.Un homme accueille dans une maison qu’il n’habite pas des femmes qui cherchent leur voie dans la création mais aussi leur place dans le monde. Un sujet ambitieux que Pauline Sales traite avec originalité et subtilité… » Guillaume Lasserre, Médiapart – Octobre 2021

« Ni manifeste, ni documentaire, la pièce écrite et mise en scène par Pauline Sales se situe à la lisière, à l’endroit où la fiction devient le berceau de la nuance, des variations et, chemin faisant, de la remise en perspective socio-historique du féminisme. » Vincent Bouquet, Sceneweb – Janvier 2021

« Extrêmement classique et même presque déclamée au début, la pièce adhère au temps qu’elle décrit avec une mise en scène plastique et précise: performance flamboyante pour les années 1970 (chorégraphie endiablée pour Olivia Chatain, Anne Cressent et Hélène Viviès) et la mise en scène des querelles des différentialistes et retour à la nature sculptée par la lumière pour notre temps. » Yaël Hirsch, Toute la culture – Janvier 2021

« Malice et facétie, la pièce de Pauline Sales donne à voir et à entendre – émotion et provocation – les excès en matière de féminisme, défenseur-e-s et détractrices mêlés. Certes, les stéréotypes masculins ont volé en éclat, mais il faut toujours leur résister. Associer la femme à l’art et parler d’elle comme créatrice est le joli défi relevé de l’auteure. » Véronique Hotte, hottello – Janvier 2021

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dimanche 15 Mai. 2022