Seul ce qui brûle

D’APRÈS LE ROMAN DE
Christiane Singer
MISE EN SCÈNE
Julie Delille
théâtre, saison 21 → 22

9 Mar.
25 Mar. 2022

du lundi au vendredi à 20h30, samedi à 18h30, dimanche à 16h
relâche le mardi
durée : 1h40 – salle Mehmet Ulusoy

Le seigneur Sigismund d’Ehrenburg tombe amoureux de la jeune et très belle Albe, qu’il épouse sans tarder. À son seul désir répond un amour immense. Mais peu à peu, un trouble le gagne et Sigismund perd la mesure de ses propres émotions, consumé par les flammes d’une passion dévorante. Rongé par la jalousie, il condamne sa jeune épouse à un châtiment terrible. Cette cruelle et funeste épreuve dans laquelle la violence des sentiments va entraîner ces deux êtres incandescents sera aussi le chemin vers une réflexion profonde sur la nature de l’amour, puis vers une métamorphose éclatante, une libération.

Julie Delille a choisi d’adapter le roman épistolaire Seul ce qui brûle de Christiane Singer, lui-même librement inspiré d’une des nouvelles de L’Heptaméron de Marguerite de Navarre. De cette époque où cerfs et loups régnaient encore sur les forêts d’Europe, sont conservés sur scène l’atmosphère, les sensations, le bruit des animaux, les hauts murs des châteaux, la chaleur et la lueur des bougies. La pénombre envahit le plateau, la lumière se posant en touches délicates et feutrées, pour esquisser sur les visages les expressions empreintes de fièvre ou de quiétude. Une tapisserie fait apparaître ou disparaître la jeune femme, métaphore de l’entrelacement des émotions qui se tissent, se voilent ou se dévoilent. Les corps sont traversés de lenteur ou de légèreté, d’un poids ou d’une grâce infinie. À l’enfermement physique répond la libération de l’esprit. Dans ce récit à deux voix, les pensées se confrontent, se rapprochent, se repoussent et convergent, inexorablement. Les paroles transpercent le silence, rehaussées par la douce mélancolie de la création sonore. La metteuse en scène nous convie ici à un conte initiatique hors du temps, sombre et lumineux, une exploration profonde et sensible de l’obscure clarté des émotions humaines. 

➤ À LA MC93 DU 23 AU 27 MARS 2022
Je suis la bête, mise en scène Julie Delille
12€ pour les spectateurs du TGP

« Je ne sais, cher et vénéré ami, si vous avez eu le terrifiant privilège de connaître la passion d’amour. C’est le plus vertigineux des abîmes dans lequel il soit possible à l’homme de descendre. »
Christiane Singer, Seul ce qui brûle

tmp

Rencontre avec l’équipe artistique

dimanche 20 Mar. 2022

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation

Générique

AVEC Laurent Desponds, Lyn Thibault
ADAPTATION Chantal de La Coste, Julie Delille
SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Chantal de La Coste
LUMIÈRE Elsa Revol
SON Julien Lepreux
ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE Alix Fournier-Pittaluga
Le décor a été réalisé par les Ateliers de construction maisondelaculture, scène nationale de Bourges.

Seul ce qui brûle est publié aux éditions Albin Michel.

Production Théâtre des trois Parques.
Coproduction maisondelaculture, scène nationale de Bourges ; Équinoxe, scène nationale de Châteauroux ; Théâtre de l’Union, centre dramatique national de Limoges ; Théâtre de Chartres ; Gallia Théâtre, Saintes ; Printemps des comédiens, Montpellier ; Centre dramatique national d’Orléans.
Avec le soutien du Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence ; l’Abbaye de Noirlac, centre culturel de rencontre ; du CENTQUATRE, Paris.
Ce spectacle bénéficie de la convention pour le soutien à la diffusion des compagnies de la Région Centre-Val de Loire signée par l’Onda, la Région Centre-Val de Loire et Scène O centre.
Le Théâtre des trois Parques est conventionné par le ministère de la Culture (DRAC Centre-Val de Loire) et la Région Centre-Val de Loire et soutenu par le Département du Cher et la Commune de Montlouis (Berry).

La presse en parle

Transfuge – Mars 2022

« …une expérience optique inouïe » Pierre Lesquelen, IO Gazette – Mars 2022

Frictions- Mars 2022

« Un voyage sensible dans un rêve éveillé – écoute intérieure et langue claire – qui révèle notre dimension existentielle, contre-exemple tonique de nos temps obscurs. » Véronique Hotte, Hottello – Mars 2022

« Laurent Desponde et Lyn Thibault forment un duo d’exception. (…) Leur jeu est sobre, pudique, en parfait accord avec la mise en scène aussi élégante qu’épurée de Julie Delille  » Marie-José Sirach  L’Humanité – Mars 2022

« Une expérience émotionnelle intense qui ouvre la voie de l’âme » Ce conte initiatique, cette expérience théâtrale  unique, à la fois rude, exigeante et exténuante, faites de lenteur et de silence, est aussi un spectacle d’une beauté et d’une grâce ahurissante.  Fou d’art – Mars 2022

Revue de presse- SCQB

« Adaptée du roman éponyme de Christiane Singer, Julie Delille et sa compagnie Le Théâtre des trois Parques façonnent une proposition théâtrale de toute beauté, dont l’intensité dramatique impressionne. » Agnès Santi – La Terrasse –  Décembre 2020

« À ce moment-là, c’est toute la vision du théâtre de Julie Delille qui apparaît avec clarté. C’est sa manière de faire un monde avec peu, en excluant tout ce dont le théâtre n’a pas besoin pour exister. » Anaïs Heluin – Sceneweb – Décembre 2020

« Au plus près du concept des sentiments, la jeune metteuse en scène livre une oeuvre dense, aride autant qu’intense. » Olivier Frégaville-Gratian d’Amore – L’Œil d’Olivier –  Décembre 2020

« Un théâtre magnifiquement à contre-courant : lent, sombre, envoûtant, hors temps, creusant ce lit du théâtre qu’est l’apparition d’un être face à un autre qui le fascine. » Jean-Pierre Thibaudat- Médiapart-  Octobre 2020

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dimanche 20 Mar. 2022