King Lear Syndrome ou les Mal élevés

D’APRÈS "Le Roi Lear" de
William Shakespeare
ÉCRITURE ET MISE EN SCÈNE
Elsa Granat
théâtre, 22 → 23, création, tournée 21 → 22, tournée 22 → 23, saison 21 → 22, saison 22 → 23

création

20 Jan.
29 Jan. 2023

DU LUNDI AU VENDREDI À 19H30, SAMEDI À 17H, DIMANCHE À 15H
RELÂCHE LE MARDI
durée : 3h30 avec entracte - salle Mehmet Ulusoy

19 janvier 2022
4 février 2022

Un vieil homme marie sa fille cadette. La fête bat son plein quand soudain il fait un malaise et s’effondre. Lorsqu’il revient à lui, il se met à parler étrangement d’un royaume à partager, dans une langue venue d’un autre siècle. Il déclare que la plus grande partie en reviendra à celle de ses trois filles qui lui témoignera l’amour le plus entier. Stupeur générale. Les médecins diagnostiquent la maladie à corps de Lewy, qui provoque troubles cognitifs et hallucinations. Chez le vieil homme, elle se traduit par le KLS ou « King Lear Syndrome ». Les deux aînées, Regane et Goneril, se prêtent à ce jeu cruel, mais Cordelia, la plus jeune, s’y refuse. Son père la déshérite et la bannit. La perte d’autonomie et de lucidité du vieillard oblige la famille à le placer en EHPAD.

Elsa Granat s’inspire librement du RoiLear de Shakespeare pour ausculter le rapport que nous entretenons avec le grand âge, la décrépitude et la mort : un rapport de déni qui conduit à parquer les vieux hors champ – loin des bien-portants et des actifs qui n’ont pas le temps – dans des établissements spécialisés où tout le monde joue la comédie de la normalité. Comment pouvons-nous nous résoudre à cela ?

Chargé de révolte et de lucidité noire, King Lear Syndrome ou les Mal élevés est une satire grinçante et bouleversante qui entrechoque les époques et les styles : le quotidien le plus trivial y côtoie le poème et le chant, les chaises en plastique accueillent les fantômes élisabéthains.

Le comique se niche dans tous les plis du tragique, plaçant le spectateur, toujours sur le qui-vive, entre les larmes et le rire. Elsa Granat et son équipe, renforcée par la présence sur scène de comédiens amateurs âgés, portent avec fougue et insolence ce miroir tendu vers nos angoisses et nos incapacités modernes : une folle sarabande pour relier les générations et célébrer dignement notre humanité.

« Quand nous naissons nous pleurons d’être arrivés sur ce grand théâtre de fous. »
William Shakespeare, Le Roi Lear
traduit par Luc Gustine

tmp

Rencontre avec l’équipe artistique

dimanche 22 Jan. 2023

Générique

AVEC Lucas Bonnifait, Antony Cochin, Elsa Granat, Clara Guipont, Laurent Huon, Bernadette Le Saché, Édith Proust, Hélène Rencurel ET cinq interprètes amateurs
DRAMATURGIE Laure Grisinger
SCÉNOGRAPHIE Suzanne Barbaud
LUMIÈRE Lila Meynard
SON John M. Warts
RECHERCHE MUSICALE Antony Cochin, Elsa Granat
COSTUMES Marion Moinet
ASSISTANAT À LA MISE EN SCENE Jeanne Bred
RÉGIE GÉNÉRALE Quentin Maudet

Administration, production, diffusion Agathe Perrault et Sarah Baranes — LA KABANE, Camille Bard Relations avec le public et communication Jessica Pinhomme et Alexia Gourinal — 5eme saison

Production Compagnie Tout Un Ciel

Coproduction Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis ; Théâtre des ÎletsC CDN de Montluçon ; Théâtre de l’Union – CDN du Limousin ; Théâtre de Brétigny – scène conventionnée d’intérêt national arts

Avec le soutien  de la région Île-de-France, la Spedidam, du Fonds SACD Théâtre ; du Grand Parquet, Théâtre Paris Villette ; des Studios de Virecourt ; du Théâtre des Sources à Fontenay-aux-Roses.

La Compagnie Tout Un Ciel est conventionnée à la structuration par le ministère de la Culture (DRAC Île-de-France).

Elsa Granat est artiste associée au Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon, région Auvergne- Rhône-Alpes, au Théâtre de l’Union – CDN du Limousin et au Théâtre de Brétigny – scène conventionnée d’intérêt national arts & humanités. Elsa Granat est membre de la maison d’artistes LA KABANE.

 

La presse en parle

« Au théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, Elsa Granat s’empare de la figure du Roi Lear pour évoquer le grand âge et la dépendance. Un spectacle profond sur le crépuscule de la vie. » La Croix – Janvier 2022 « L’autrice et metteuse en scène Elsa Granat s’inspire de Shakespeare pour aborder la question de la vieillesse dans « King Lear Syndrome » Le Monde –  Janvier 2022 « Tour à tour épurée, hystérisante, troublante de vérité sur la dégradation du système de santé, la mise en scène d’Elsa Granat sonne juste, frappe là où cela fait mal. Du beau théâtre, comme on l’aime, artisanal et vital ! » L’Oeil d’Olivier – Janvier 2022 « King Lear Syndrome ou les Mal élevés est un spectacle inattendu. Plein de vitalité. De théâtralité. Et d’humanité. A voir ! » État Critique – Janvier 2022 « Cette relecture de Lear est mieux que vivifiante, comme le voulait Elsa Granat : elle est assez exceptionnelle. » Un fauteuil pour l’orchestre – Janvier 2022 « Si cette farce peut paraitre grinçante, il n’en demeure pas moins qu’elle offre un plaidoyer empreint d’une humanité débordante et d’un amour inconditionnel pour son prochain. » Théâtres.com – Janvier 2022 « …ce spectacle désobéissant et mal élevé, éructe et tempête, chante, danse, délire, s’apaise. Et opère comme un rite chamanique cathartique. Par les rires et les larmes qu’il nous tire, par le remue-ménage qu’il génère, on en sort comme lavé, le regard renouvelé, l’énergie revitalisée. »  Marie Plantin Sceneweb – Janvier 2022 « Avec la même aisance avec laquelle les acteurs passent de scènes profondément comiques à des scènes graves, Elsa Granat et son équipe révèlent une agilité de funambule pour nous faire passer du texte de Shakespeare au temps présent.  » La Parafe – Janvier 2022 « Avec une lettre de recommandation signée Shakespeare, Elsa Granat part librement du « Roi Lear » pour écrire et mettre en scène « King Lear Syndrome », une pièce sur le grand âge qui pète le feu. » Jean-Pierre Thibaudat, Le club Médiapart – Janvier 2022 « Elsa Granat revisite Shakespeare avec une intelligence suraiguë et réalise un absolu chef-d’œuvre sur la vieillesse et le rapport que nous entretenons à la décrépitude, la déchéance et la mort. À voir absolument ! » Catherine Robert, Journal La Terrasse – Janvier 2022 La Terrasse – Décembre 2021

Tournée 21 → 22

  Les  23 et 24 Mars, Théâtre de l’union, centre dramatique national, Limousin
→  Les 29 et 30 mars 2022,  Théâtre des Îlets, centre dramatique national, Montluçon
→  Le 8 avril, Théâtre des Sources, Fontenay-aux-Roses

Tournée 22 → 23

→ Le 2 février 2023, Le Théâtre, scène nationale, Mâcon
 Les 7 et 8 février, centre dramatique national de normandie-Rouen

 

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