Brazza- Ouidah – Saint-Denis

TEXTE ET MISE EN SCÈNE
Alice Carré
théâtre, création, saison 21 → 22

création

19 Mai.
23 Mai. 2022

Lundi, jeudi, vendredi à 20H30, samedi à 18H30, dimanche à 16H
durée estimée : 2h – Salle Mehmet Ulusoy

« Apprendre à nous souvenir ensemble » : la formule de l’écrivain Édouard Glissant est au cœur du travail théâtral d’Alice Carré, co-créatrice avec Margaux Eskenazi du diptyque « Écrire en pays dominé » composé de Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre et d’Et le cœur fume encore, présenté au TGP en octobre 2020. Avec Brazza – Ouidah Saint-Denis, Alice Carré poursuit un travail entre documentaire et fiction avec un texte d’une grande force poétique. Cette double enquête sur le passé met en scène deux personnages : Melika, d’origine béninoise, qui recueille le récit de son grand-père, tirailleur engagé dans l’armée française lors de la seconde guerre mondiale, et Luz, partie faire des recherches à Brazzaville, capitale du Congo, autrefois celle de la France Libre, qui découvre les implications de sa famille dans les conflits. Des deux côtés, la résurgence d’une mémoire enfouie interroge les zones d’ombre des familles, d’autant plus que les anciens parlent peu et que les archives portent les stigmates des injustices coloniales.

En portant à la scène flash-backs et temps présent, Alice Carré raconte les histoires de familles et d’individus face à une mémoire collective occultée. Les comédiens et comédiennes passent d’une identité à l’autre, au-delà des genres et des couleurs de peau, glissant du texte à une chorégraphie, écrite par Ingrid Estarque, quand le corps devient la métaphore de la violence ou de l’épuisement.

En interrogeant l’histoire des tirailleurs africains, dont l’épisode méconnu du massacre de Thiaroye, Brazza – Ouidah Saint-Denis éclaire l’histoire de la décolonisation en Afrique, son long effacement dans l’enseignement français, le mythe de la seconde guerre mondiale comme la vision idéalisée du général de Gaulle, et nous place devant une « Histoire orientée » aux nombreuses conséquences sur la société française contemporaine.

Et puis on est remontés dans l’Est. De la neige, j’en avais jamais vu. Ils nous donnent des vêtements d’hiver. On se sent bien habillés, mais le froid rentre quand même. De la glace partout. Cent-quatre pieds tranchés, ils nous disent.
Témoignage de Malonga Mungabio

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Rencontre avec l’équipe artistique

dimanche 22 Mai. 2022

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation

Générique

AVEC Armelle Abibou, Loup Balthazar, Marjorie Hertzog, Eliott Lerner, Josué Ndofusu, Basile Yawanke
ET LES TÉMOIGNAGES DE Armelle Abibou, Yves Abibou, Monsieur Balossa, Malonga Mungabio, Orchy Nzaba
CHORÉGRAPHIE Ingrid Estarque
COLLABORATION À LA MISE EN SCÈNE Marie Demesy
SCÉNOGRAPHIE Charlotte Gauthier Van-Tour
LUMIÈRE Mariam Rency
SON Pierre-Jean Rigal
COSTUMES Anaïs Heureaux

Production, administration Véronique Felenbok, Morgane Janoir Diffusion Marie Leroy

Production Compagnie Eia !
Coproduction Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis ; Centre culturel La Norville ; Studio Théâtre de Stains ; Théâtre de Choisy-le-Roi ; La Grange Dîmière, Fresnes ; Collectif 12, Mantes-la-Jolie.
Avec le soutien du Bureau des filles ; Collectif 12, Mantes-la-Jolie ; du Théâtre l’Échangeur, Bagnolet ; de la Région Île-de-France ; du ministère de la Culture (DRAC Île-de-France) ; du Centre national des écritures du spectacle – La Chartreuse.
Le texte a reçu l’aide à l’écriture de l’association Beaumarchais-SACD en 2019.  

Tournée 21 → 22

Les 18 et 20 novembre 2021, Collectif12, Mantes-la-Jolie
Le 3 décembre, Centre culturel de La Norville
Du 16 au 20 février 2022, Théâtre l’Échangeur, Bagnolet
Le 12 mai, lecture au Théâtre l’éclat, Pont-Audemer

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