Spectacle de sortie de
    L’École de la Comédie de Saint-Étienne
    promotion 29 

     MISE EN SCÈNE Julie Deliquet

    du 27 au 31 octobre 2020
    du mardi au samedi à 17h30
    durée : 1h45 – salle Jean-Marie Serreau

    ÉCRITURE COLLECTIVE Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Julie Deliquet, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Saffiya Laabab, Jonathan Mallard, Élise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Richard Sandra, Mikaël Treguer, Pierre Vuaille

    AVEC Lina Alsayed, Yohann-Hicham Boutahar, Ambre Febvre, Brahim Koutari, Saffiya Laabab, Jonathan Mallard, Élise Martin, Djamil Mohamed, Julia Roche, Mikaël Treguer et Pierre Vuaille
    COLLABORATION ARTISTIQUE ET DRAMATURGIE Richard Sandra
    SCÉNOGRAPHIE Zoé Pautet et Julie Deliquet
    LUMIÈRE Caroline Vandamme
    SON François Sallé

    DISTRIBUTION DE L’ÎLE
    Yohann-Hicham Boutahar
    Vincent, ancien amant de Frédérique et Samuel
    Ambre Febvre
    Frédérique, ancienne amante de Samuel et Vincent
    Brahim Koutari
    Adam, ami de Samuel
    Élise Martin
    Édith, compagne de Vincent
    Julia Roche
    Rebecca, agent immobilier
    Mikaël Treguer
    Samuel, ancien amant de Frédérique et Vincent
    Pierre Vuaille
    Alexandre, mari de Frédérique

    ISTRIBUTION DU MARAIS
    Lina Alsayed
    Sara, la cadette
    Brahim Koutari
    Youssef, le cadet
    Saffiya Laabab
    Nour, compagne de Selma
    Élise Martin
    Selma, la benjamine
    Djamil Mohamed
    Bruno, compagnon de Sara
    Julia Roche
    Delphine, la soeur ainée
    Mikaël Treguer
    Louis, le voisin

    DISTRIBUTION DU LAC
    Lina Alsayed
    Claire, petite amie d’Étienne
    Yohann-Hicham Boutahar
    Lola, amie de Luc
    Ambre Febvre
    Pauline, saisonnière
    Saffiya Laabab
    Solange, amie de Luc
    Jonathan Mallard
    Luc, un des jumeaux artiste
    Jean, un des jumeaux artisan
    Pierre Vuaille
    Etienne, cadet des jumeaux
    Djamil Mohamed
    Mehdi, acteur de Luc Werner

    LE SPECTACLE

    Ils s’appellent Frédérique, Samuel, Vincent, Édith, Alexandre, Adam et Rebecca pour les uns, Sara, Delphine, Selma, Youssef, Louis, Bruno et Nour pour les autres. Ils pourront croiser sur une autre rive les destins de Jean, Luc, Étienne, Claire, Solange, Lola, Mehdi et Pauline… Trois histoires d’eau qui s’entrecroisent sur un ponton. Les vagues de l’océan renferment le souvenir d’un amour adolescent sur une île… Une enfance noyée refait surface d’entre les eaux troubles d’un marais mouillé. Un lac face aux montagnes attend les cendres d’un frère prodige, mal aimé, tant aimé…
    Après avoir improvisé autour des oeuvres de Jean-Luc Lagarce, Anton Tchekhov et Patrice Chéreau, les onze élèves comédiens de la promotion 29 de l’École de la Comédie de Saint-Étienne se sont imprégnés de ces figures pour écrire leur propre fiction improvisée au plateau. 
    Laisser surgir le réel, montrer la vie sur scène, mettre au défi l’acteur et le personnage, les faire se confronter l’un l’autre et chercher jusqu’où ils se ressemblent, tel était le point de départ de cette création collective…
    Qu’ils soient dans le dénuement, l’exclusion, la marginalité, la solitude, l’amour, la maladie ou devant la mort, ces vingt-deux personnages dans le vif des sentiments, au coeur même de la force et de la vulnérabilité humaines, s’entremêleront au fil de l’eau…

    LA COMÉDIE DE SAINT-ÉTIENNE

    La Comédie de Saint-Étienne, centre dramatique national, est une institution théâtrale entièrement animée par l’énergie de la création. Elle produit des spectacles de renommée nationale et internationale. Créée par Jean Dasté il y a soixante-dix ans, La Comédie fut pionnière de la décentralisation dramatique française. 
    Elle est dirigée depuis janvier 2011 par Arnaud Meunier. 
    Installée au coeur du théâtre, L’École de la Comédie, créée en 1982, est habilitée par le ministère de la Culture à délivrer le Diplôme national supérieur professionnel de comédien (DNSPC), elle accueille chaque année deux promotions.
    Elle s’est engagée depuis septembre 2014 dans un programme « Égalité des chances » en vue de favoriser l’accès pour des jeunes gens issus de la diversité culturelle, sociale et géographique, aux écoles supérieures d’art dramatique.
    Elle est également habilitée depuis 2016 à délivrer le Diplôme d’État (DE) de professeur de théâtre.

    Des petits boutons sur les fesses, spectacle de sortie de la promotion 30 dirigé par Pierre Guillois, avec la complicité d’Olivier Martin-Salvan, sera créé en juin 2021 à la Comédie de Saint-Étienne.

     LUC WERNER (1990-2020)

     Fils d’un médecin de Haute-Savoie, Philippe Vautaz et d’une libraire, Martine Blanjoue, Luc Blanjoue-Vautaz a un frère jumeau, Jean. Leurs parents divorcent, les jeunes Luc et Jean ont alors onze ans et leur petit frère, Étienne, un an. Leur mère se remarie avec un journaliste.
    Bénéficiant d’une éducation libérale, voire libertaire, Luc s’intéresse très jeune et de manière autonome au cinéma, dévorant film sur film. Pourtant il n’accomplit pas son voeu de faire une école de cinéma, sans obtenir le baccalauréat, il n’est pas admis à La Fémis. Il vit de divers métiers tout en voyageant à travers le monde. Il réalise un premier court-métrage (Reflet) qui semble avoir été perdu. Il réalise Les Contes du lac, un hommage aux films d’Éric Rohmer tourné sur les lieux de son enfance ; puis il finit par collaborer avec des troupes de théâtre expérimental. Il se fait connaître pour ses mises en scène qui relisent de manière anticonformiste des textes classiques ou valorisent des oeuvres contestataires. Il fonde sa propre troupe, Le Théâtre de l’échec renversé, pour laquelle il écrit la majorité de ses pièces de théâtre et change dans cet élan son nom de famille. Luc, désormais Werner puise son inspiration dans la littérature réaliste, le cinéma surréaliste, revendique également une filiation avec la Nouvelle Vague. Dans une moindre mesure, l’oeuvre de Werner porte l’empreinte de Jean-Luc Godard pour sa relecture critique des genres classiques, son art de la citation, son contenu sociologique, politique ou militant et son goût de l’expérimentation (faux raccord, dialogues en décalage, mouvements de caméra ou plans identiques répétés d’un personnage à l’autre, etc.). En incluant ces diverses influences dans une démarche artistique singulière, Luc Werner entreprend son premier projet cinématographique avec sa troupe. Ainsi nait L’amour est plus fort que la mort, moyen-métrage tourné entièrement sur une île, qui remporte le prix « Un Certain Regard » au Festival de Cannes. Il ne distingue pas les techniques théâtrales de celles du Septième Art ; de fait, il accouche de nombreuses pièces de théâtre tout en produisant en un temps record des films alternatifs. La vie et le travail de la troupe ne font qu’un, ce qui explique pour partie la fécondité de Luc Werner qui, en l’espace de sept ans, a réalisé trente films. Après la mort brutale de sa mère, dans un accident de voiture en Italie, Luc Werner réalise ce qui deviendra son film le plus célèbre Les Lunes de Lola, film qui porte sur le mal de vivre d’une femme transgenre qui obtient l’Ours d’or du Festival du film de Berlin.
    Luc Werner meurt au Vietnam le 2 août 2020 d’une pneumonie à seulement trente ans, en plein tournage de son dernier film, L’Amant Japonais, inspiré du roman de Marguerite Duras. Certains affirment que son décès est consécutif à un mélange de cocaïne et de benzodiazépine ou qu’il s’est peut-être suicidé ou qu’il était séropositif.
    Le lendemain de sa mort, le journal Libération titrait « La mort a été plus forte cette fois-ci » en hommage au cinéaste prodige. Après des obsèques officielles au Père Lachaise, on pense que ses cendres ont été dispersées en privé sur le lac de son enfance.

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