Programme de salle La Tendresse

    La Tendresse
    ÉCRITURE et dramaturgie  Kevin Keiss, Julie Berès ET Lisa Guez
    avec la collaboration d’Alice Zeniter
    CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE Julie Berès

    Du 16 mars au 1er avril 2022

    Du lundi au vendredi à 20h, samedi à 18h, dimanche à 15h30
    Relâche le mardi
    Durée : 1h30 — SALLE ROGER BLIN

    AVEC
    Bboy Junior (Junior Bosila)
    Natan Bouzy
    Naso Fariborzi
    Alexandre Liberati
    Tigran Mekhitarian
    Djamil Mohamed
    Romain Scheiner
    Mohamed Seddiki

    CHORÉGRAPHIE
    Jessica Noita
    accompagnement artistique en tournée 
    Alice Gozlan 
    Béatrice Chéramy

    SCÉNOGRAPHIE 
    Goury

    LUMIÈRE 
    Kélig Le Bars
    assistanat à la lumière
    Mathilde Domarle

    SON 
    Colombine Jacquemont
    assistanat à la composition 
    Martin Leterme

    COSTUMES 
    Caroline Tavernier
    Marjolaine Mansot

    RÉGIE GÉNÉRALE 
    Quentin Maudet

    Régie GÉNÉRALE EN TOURNÉE
    Loris Lallouette

    RÉGIE PLATEAU 
    Dylan Plainchamp

    RÉGIE PLATEAU EN TOURNÉE
    Florian Martinet 
    Amina Rezig

    RÉGIE SON
    Haldan de Vulpillières

    CONSTRUCTION DU DÉCOR 
    Ateliers du Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique, Nantes

    Remerciments Florent Barbera, Karim Bel Kacem, Johanny Bert, Victor Chouteau, Mehdi Djaadi, Elsa Dourdet, Émile Fofana et Nicolas Richard pour leurs précieuses collaborations.

    Production Compagnie Les Cambrioleurs.
    Coproduction et soutiens La Grande Halle de la Villette, Paris ;
    La Comédie – CDN de Reims  ; Le Grand T, Nantes ; Les Tréteaux de France, CDN d’Aubervilliers ; Nouveau Théâtre de Montreuil, CDN ; Théâtre Dijon-Bourgogne ; ThéâtredelaCité, CDN Toulouse Occitanie ; Théâtre de Bourg-en-Bresse, scène conventionnée ; Le Quartz, scène nationale de Brest ; Théâtre L’Aire Libre, Rennes ; Châteauvallon-Liberté, scène nationale, Toulon ; Le Manège, scène nationale de Maubeuge ; Le Canal, scène conventionnée, Redon ; Le Strapontin, Pont-Scorff ; TRIO…S, Inzinzac-Lochrist ; La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc ; Scènes du Golfe, Vannes et d’Arradon ; Espace 1789, scène conventionnée d’intérêt national – art et création – pour la danse, Saint-Ouen ; Points communs, scène nationale de Cergy-Pontoise ; Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
    Soutiens Fonds d’insertion de l’Éstab (École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine) ; de l’ENSATT (École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre) ; Espace des Arts, scène nationale de Châlon-sur-Saône ; Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale.
    Avec la participation artistique du Jeune théâtre national.

    La compagnie Les Cambrioleurs est conventionnée par le ministère de la Culture (DRAC Bretagne) et par la Région Bretagne, la ville de Brest et est soutenue pour ses projets par le département du Finistère. Julie Berès est artiste associée du projet du Théâtre Dijon-Bourgogne, dirigé par Maëlle Poésy. 

    Entretien avec Julie Berès

    Comment La Tendresse fait-elle suite à Désobéir, votre précédent spectacle ?

    Avec Désobéir, l’enjeu était de questionner le parcours de construction de quatre jeunes femmes issues de l’immigration et la façon dont chacune à leur façon, en disant « non » contre les assignations sociales, religieuses ou familiales, réinventaient leur voie/voix.

    La Tendresse a été pensée en continuité directe, en dyptique avec Désobéir, dans la mesure où c’est par le versant masculin que le spectacle aborde l’héritage culturel, les attendus d’une communauté à travers une jeunesse en maturation. Les titres des deux pièces se répondent car ils portent en eux comme un programme sous-jacent. 

    J’ai pensé que ce serait passionnant de questionner la masculinité à l’époque de #Metoo et d’interroger ces hommes sur ce que « devenir homme » et plus encore « devenir un homme bien » signifie pour eux. Pour reprendre à l’envers la formule de Simone de Beauvoir*

    « On ne naît pas homme : on le devient. »

    Malgré les acquis récents sur l’égalité, on sait bien que des siècles d’archétypes ont forgé et colonisé nos imaginaires. Nous sommes toutes et tous, hommes et femmes, façonnés par cet héritage de façon consciente et inconsciente.

    Les interprètes, quatre danseurs et quatre acteurs, ont vingt-cinq ans en moyenne. Nul militant de la déconstruction du genre parmi eux. Ils sont issus de cultures, de milieux sociaux, de religions et de formations artistiques différentes. Pour nous, c’était une nécessité d’avoir sur le plateau une pluralité d’histoires et de rapports à la masculinité, car cette problématique est absolument transversale. 

    Quel a été votre processus de travail ?

    Avec Kevin Keiss et Alice Zeniter, déjà auteurs avec moi de Désobéir, et puis Lisa Guez, nous avons lu pendant des mois des essais philosophiques, sociologiques et politiques sur la masculinité, à partir de quoi nous avons défini avec les auteurs des axes et fait émerger des thématiques qui nous semblaient nécessaires : l’injonction à la force, au courage, à la violence, la difficulté à accepter ses faiblesses, la difficulté à aller vers la consolation, la confusion fréquente entre les conflits de genre et les conflits de classes, etc. Ces lectures ont nourri l’écriture de textes à la première personne. 

    Nous avons ensuite mené un travail d’enquête auprès d’une cinquantaine de jeunes hommes. Les rencontres bien sûr nous bousculent. Elles permettent de comprendre le sujet de façon sensible, les obsessions d’une génération, la redéfinition des modalités des rapports de séduction par exemple, le rapport au virtuel, à l’éducation sentimentale par la pornographie… Puis il y a le temps fondamental de la distribution. Une fois l’équipe artistique réunie, les textes se modifient, et nous pouvons en générer de nouveaux. Il n’y a pas de règle unique pour les huit acteurs. On emprunte l’histoire et les contradictions de certains pour venir trouer une pensée très politique avec de l’humour ; pour d’autres, on invente un parcours qui n’a possiblement rien à voir avec lui. Notre quête étant de créer des figures aussi paradoxales qu’on l’est dans la vie. 

    Il y a aussi la part de fiction et d’imaginaire des auteurs, dont le travail de longue haleine est complexe, car il faut tenter de s’effacer dans « l’écriture » pour donner la sensation que tout s’invente au présent au plateau…

    Quelles questions avez-vous abordé avec eux ? 

    Nous avons abordé différentes sphères, posant des questions à la fois personnelles et sociales ou philosophiques, car nous postulons que c’est dans l’éminemment intime que se loge le politique. Votre colère passe-t-elle par la violence ? Comment #Metoo et la question du consentement vous impactent-ils ? 

    Par ailleurs, la thématique du combat, et de « l’homme soldat » est très vite apparue. Durant des siècles, les hommes étaient dans l’obligation de se construire, dès le plus jeune âge, dans la perspective de devenir des guerriers, des protecteurs de la nation, ils devaient être prêts à se battre. Il fallait être courageux, ne jamais montrer sa peur, ses failles. Ainsi presque toutes les civilisations ont construit des rites de passages, des rites d’endurcissement. Aujourd’hui encore l’injonction au courage, et à la force, comme signe de virilité, demeurent. L’association entre capacité à se battre et respect était encore très présente dans les confidences des interprètes.

    La peur de montrer sa vulnérabilité, ses échecs, on pourrait dire ses « blessures », semble aussi très partagée : se confier à des amis hommes en cas de chagrin amoureux, montrer ses larmes entre hommes, accepter d’être consolé…

    L’une des singularités de la construction d’un masculin classique, c’est d’être adoubé par la communauté des autres hommes. La disqualification suprême, se faire« sortir du groupe », c’est encore aujourd’hui se faire traiter de pédé. Il faut donc sans cesse donner les preuves de sa masculinité aux autres hommes. 

    Si les filles de Désobéir devaient mentir aux autres pour s’affranchir des injonctions de la famille, de la société ou de la tradition, les garçons de La Tendresse ont souvent dû se mentir à eux-mêmes pour appartenir au « groupe des hommes », pour correspondre à la « fabrique du masculin ».

    Une pression forte persiste également sur la réussite sociale et le rôle de porteur de famille. Il leur est difficile d’envisager que leur femme gagne mieux sa vie qu’eux, de peur de se sentir « dévirilisés ». En revanche la richesse qui vient du patrimoine n’est pas un problème, comme un vieux reste de la dote.

    Les religions contribuent souvent aussi à la persistance de ces schémas, car les inégalités entre les hommes et les femmes ne sont pas remises en question dans les textes, et ce sont quasiment exclusivement les relations hétérosexuelles qui y sont plébiscitées.

    Est-ce que le fait d’être une femme metteure en scène a posé problème face à ces huit hommes ?

    Non, je me suis toujours sentie très respectée en tant que metteure en scène. Sans doute parce que n’étant pas de leur génération, j’incarnais peut-être le modèle de la figure maternelle que l’on respecte.  

    Au début ils étaient néanmoins relativement méfiants, car j’étais considérée comme une féministe qui allait travailler à prouver que tous les hommes sont violents. Or, je ne voulais pas faire un spectacle militant, mais comprendre avec eux ce qu’être un « mec bien » peut signifier aujourd’hui. Et entendre les hommes parler de leurs difficultés à devenir homme. Par ailleurs, faire un spectacle sur les hommes sans parler de leur misogynie intégrée mais aussi de la collaboration des femmes à la misogynie eût été impensable pour moi. 

    Au début du travail, les interprètes ont commencé par montrer l’homme qu’ils auraient voulu être et refusaient de dire tout ce qui était gênant ; il était difficile d’aborder des enjeux plus complexes, moralement ambigus, dérangeants. J’éprouvais la nécessité d’un spectacle qui ne présente pas une génération déconstruite, pour qui tout est réglé. Nous avons été très surpris que les gens rient beaucoup, par exemple aux blagues misogynes. Je crois que le spectacle opère comme un exutoire, car finalement ils osent dire des choses que pensent beaucoup d’hommes, notamment grâce à ce processus d’écriture particulier qui fait que le public croit que la parole vient de chacun alors que ce n’est pas forcément le cas.

    Quel est la place du corps dans ce travail ?

    Comme pour Désobéir, nous avons collaboré avec Jessica Noita. Nous avons travaillé, avec la danse, à exacerber l’énergie de leur jeunesse. Par ailleurs chez les hommes, le sport est un des seuls endroits autorisés pour l’émotion. Au foot par exemple, on peut se toucher, se prendre dans les bras ou pleurer sans que ça ne porte atteinte à la virilité. Le sport est aussi un endroit de compétition, perceptible pendant les répétitions. On s’est beaucoup inspiré de ce rapport à la performance physique.

    Par ailleurs, le travail sur le corps favorise le lâcher prise et la justesse dans le jeu, il consolide le chœur : quand il faut démarrer à huit tous ensemble, il faut écouter les autres. Cette nécessaire attention renforce la présence de chacun et dépouille le jeu de toute psychologie. On a travaillé sur les battles, qui rappellent de loin les combats de coqs ou les duels entre chevaliers. Certes ces combats ne sont pas mortels, mais il y a quand même à la fin un gagnant et un perdant dont l’ego est blessé. Ce sont en quelque sorte des concours de virilité. Enfin, les puissances de physicalité permettent de dire autre chose que les mots, elles permettent de ne pas envoyer « tous les sens dans le même sens. » et de créer une polysémie. 

    Cette jeune génération est-elle porteuse de changements ?

    Malgré la persistance de certains schémas, le rapport au désir a énormément bougé. Il y a incontestablement un avant et un après #Metoo, même si certains nous disent qu’il reste toujours compliqué pour eux de lire avec assurance les signes envoyés par les jeunes femmes, les intentions de leur partenaire. De plus, la plupart ont découvert la sexualité d’abord par la pornographie. Cela n’aide pas forcément.

    C’est quand même une génération qui donne beaucoup d’espoir. Ils se sentent loin de ce qu’étaient leurs pères et veulent changer. Même s’il est parfois difficile de dépasser son éducation, de se réinventer, trier dans l’héritage. Or ils sont soumis à des injonctions contradictoires. L’homme idéal aujourd’hui doit à la fois avoir un super boulot et être un papa qui assure, être un bon amant mais sans imposer son désir, être brillant mais pas écrasant, etc. La modernité demande au masculin comme au féminin de remplir toutes les fonctions.

    Cette génération vit des changements profonds et rapides, ce qui fait malheureusement le lit des réactions radicales et des mouvements d’extrême droite ou religieux, attachés aux assises du patriarcat et de ses vieux modèles de virilité. Cela nous oblige à la vigilance. À l’intransigeance aussi, pour ne pas voir les libertés acquises remises en question, comme c’est le cas dans plusieurs pays d’Europe en ce moment.

    Propos recueillis par Olivia Burton, janvier 2022

    * « On ne naît pas femme : on le devient.»,
    Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, 1949

    Julie Berès

    Dans le paysage théâtral français, Julie Berès a la caractéristique de traduire sur scène les contours d’un « espace mental », loin de toute forme de naturalisme, et de concevoir chaque spectacle comme un « voyage onirique » où se mêlent éléments de réalité (qui peuvent être apportés par des textes, ainsi que par une collecte de témoignages) et imaginaire poétique. Les images scéniques qui résultent d’une écriture de plateau polyphonique (textes, sons et musiques, vidéo, scénographies transformables) construisent un canevas dramaturgique, qu’il serait trop réducteur de qualifier de théâtre visuel. La notion de « théâtre suggestif » paraît plus juste : il s’agit en effet de mettre en jeu la perception du spectateur, en créant un environnement propice à la rêverie (parfois amusée) autant qu’à la réflexion. Julie Berès revendique une « pratique collégiale » dans l’élaboration des spectacles, en réunissant autour du plateau chorégraphes, vidéastes, scénographes, plasticiens, scénaristes, créateurs lumières…
    Née en 1972, Julie Berès intègre le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en 1997. Elle créé sa compagnie Les Cambrioleurs en 2001. Depuis elle met en scène de nombreux spectacles : Poudre !, Ou le lapin me tuera (2003), E muet (2004), Grand-mère quéquette (2004), On n’est pas seul dans sa peau (2006), Sous les visages, Notre besoin de consolation, Soleil Blanc, Petit Eyolf (spectacle qui part pour la première fois d’un texte existant). En 2017, elle créé avec Kevin Keiss et Alice Zeniter, Désobéir, le premier spectacle de ce diptyque sur le genre et ses injonctions. 
    Parallèlement au travail de sa compagnie, Julie Berès a fait en 2016 une première incursion dans le domaine de l’opéra, avec un Orfeo créé pour les jeunes talents lyriques de l’Académie de l’Opéra de Paris ; et elle a dirigé les étudiants en fin de cursus de l’École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre, dans une adaptation de Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz.
    Elle a été artiste associée au Théâtre national de Chaillot, au Théâtre Romain Rolland de Villejuif, au Quartz, scène nationale de Brest, à la Comédie de Caen, centre dramatique national de Normandie, au Théâtre de Chelles, au Théâtre Anne de Bretagne, et ses spectacles ont été portés entre autres par la MC2: Grenoble, l’Espace des Arts, scène nationale de Chalon-sur-Saône ; La Commune, centre dramatique national d’Aubervilliers. Depuis septembre 2021, Julie Berès est artiste associée du projet du Théâtre Dijon-Bourgogne, centre dramatique national dirigé par Maëlle Poésy.

    Autour du spectacle 

    DIMANCHE 20 MARS
    → Garderie-atelier pour les enfants de 6 à 10 ans
    Pendant que les parents assistent à un spectacle, les enfants participent à un atelier de pratique théâtrale animé par Raphaël Hornung, comédien de la compagnie pour ainsi dire.
    Tarif : 10 € par enfant
    Uniquement sur réservation : 01 48 13 70 00

    DIMANCHE 27 MARS
    → représentation en audiodescription avec Accès Culture
    → Rencontre avec l’équipe artistique, à l’issue de la représentation, modérée par Anne-Laure Benharrosh, enseignante et chercheuse en littérature


    Et aussi…
    autour du spectacle Seul ce qui brûle 
    de Christiane Singer, mise en scène Julie Delille


    DU 9 AU 25 MARS
    → EXPOSITION (dans le hall et au 1er étage) SEUL CE QUI BRÛLE. CROQUIS DE RÉPÉTITION. de Cathy Beauvallet et Elsie Herberstein
    → CABINET DE CURIOSITÉS (dans le hall) Cabinet n°4, Scientifica – Hiver 2022 Objets recueillis par Julie Delille et assemblés par Clémence Delille.
    de Christiane Singer, mise en scène Julie Delille

    Informations pratiques

    NAVETTES RETOUR

    La navette retour vers Paris
    Du lundi au vendredi, une navette est mise en place à l’issue de la représentation, dans la limite des places disponibles.

    Elle dessert les arrêts :
    Porte de Paris (métro ligne 13), La Plaine Saint-Denis, Porte de la Chapelle, La Chapelle, Stalingrad, Gare du Nord, République, Châtelet
    Tarif : 2 €.
    Réservation à la billetterie avant le spectacle.

    La navette dionysienne
    Le jeudi, si vous habitez à Saint-Denis, une navette gratuite vous reconduit dans votre quartier. Merci de réserver au 01 48 13 70 00 ou à la billetterie avant le spectacle.

    LE RESTAURANT « CUISINE CLUB »
    est ouvert une heure avant et après les représentations et tous les midis en semaine.
    Réservation conseillée : 01 48 13 70 05.

    LA LIBRAIRIE DU THÉÂTRE
    est ouverte avant et après les représentations.
    Le choix des livres est assuré par la librairie Folies d’Encre de Saint-Denis.
    Un vestiaire gratuit est à votre disposition.